Extraction au CO2 supercritique, comment ça marche ?

Il est parfois difficile de comprendre le jargon employé dans l’industrie du CBD. C’est le cas de tout ce qui a trait à la chimie et à ses procédés. Celui de l’extraction des cannabinoïdes, notamment.

Extraction au CO2 supercritique, comment ça marche ?

Certaines marques se targuent d’extraire leurs cannabinoïdes selon un procédé au dioxyde de carbone (CO2) supercritique, méthode qui serait plus saine que les autres. Pour comprendre son avantage, il faut définir ce qu’est l’état supercritique.

Tout le monde connaît les trois états de la matière : solide, liquide et gazeux. En réalité, il en existe un quatrième : l’état supercritique, phase durant laquelle il y a « confusion » entre les états liquide et gazeux. Pour l’atteindre, il suffit de placer la matière dans des conditions de température et de pression particulières. Dans le cas du CO2, il faut le chauffer à 31 °C et lui appliquer une pression de 74 bars pour arriver au point critique. Au-delà de ces valeurs, il se trouve dans un état supercritique, ce qui lui vaut de se comporter comme un solvant organique (éthanol, acétone…).

Et c’est là tout son intérêt : il s’agit d’un gaz alimentaire, inerte, neutre, non polluant, ininflammable, et qui préserve les qualités du substrat traité, en l’occurrence le chanvre. Il ne laisse aucune trace dans le produit extrait et il est recyclable.

Un peu tout le contraire des solvants organiques parfois utilisés et qui n’ont pas bonne presse, qu’il s’agisse d’extraire la nicotine du tabac, la caféine du café ou des cannabinoïdes de la plante de chanvre.

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