Jems, des planches aux fourneaux

Alors que nous nous promenions dans les allées du Salon du CBD à Marseille, notre attention a été retenue par un stand d’où s’échappaient les rires de badauds amusés. Le propriétaire des lieux, Jems, servait blagues et biscuits chanvrés à un public conquis par sa bonne humeur. Sympathiser avec lui a été un jeu d’enfants, et écouter son histoire, un plaisir.

Jems, des planches aux fourneaux

Jems a un parcours pour le moins singulier. S’il a fait du bien-être le fil rouge de sa vie et de ses projets, c’est sa capacité à rebondir après des coups durs qui lui a permis d’être aujourd’hui à la tête de son entreprise, l’Épicerie libre. Une force de résilience salvatrice pour cet émotif à fleur de peau, qui nous a raconté son histoire…

Jems, comment devons-nous te présenter : comme un cuisinier qui fait des blagues, ou comme un humoriste qui cuisine ?


Jems :
Avant tout, comme un passionné. Tout ce que je fais, c’est avec les tripes. J’ai obtenu mes diplômes de cuisine il y a une vingtaine d’années, ainsi qu’un CAP de pâtissier chocolatier glacier confiseur, dans mon Pays basque natal. Par la suite, j’ai fait un BEP vente, un bac pro commerce, et je me suis même dirigé vers un BTS marketing. Mais ce qui m’a toujours animé, depuis l’enfance, c’est l’écriture, que ce soit pour mon plaisir ou pour des lettres à mes copines.

Après mes premières études, je suis monté à Paris et j’ai intégré une école de théâtre. Mais, pour un introverti comme moi, monter sur scène n’était pas une mince affaire. C’est alors que j’ai commencé, timidement, à montrer mes textes à mes professeurs, qui m’ont encouragé dans la voie de l’écriture. Mon truc, c’était les pièces humoristiques. Mais, toujours effarouché par la scène, je laissais la plupart du temps aux autres le soin de les jouer.

Pourtant, quelques années plus tard, tu montais seul sur scène…


Cette force de vaincre ma timidité, je la dois à l’une des pires périodes de ma vie. Passionné par les sports de glisse, j’ai été victime d’un accident de jet-ski, dont je suis sorti avec la dentition très amochée. J’ai connu une longue convalescence et subi de nombreuses interventions chirurgicales, notamment des greffes osseuses qui ne prenaient pas. Une torture, physique et mentale. Mais, quand j’ai fini par m’en sortir, je me suis dit : « Si j’ai réussi à surmonter toutes ces opérations, je suis capable de vaincre mon trac ! »

Même si je continuais à écrire pour d’autres humoristes, notamment un jeune passé par l’émission de Laurent Ruquier, j’ai commencé à me consacrer à mon spectacle. En 2016, je me suis entouré d’une metteuse en scène, Lorraine Houpert, qui m’a permis de structurer mon one-man show, Carpe Jems. Je l’ai joué à Avignon, lors du festival 2018, et dans quelques salles à travers la France, dont le théâtre de Dix Heures, à Paris. Tout allait bien, jusqu’à ce que le virus nous force à rester cloîtrés. Je me suis essayé à la vidéo, tout seul, chez moi. Je publiais mes sketches sur les réseaux sociaux, mais je n’y trouvais pas mon plaisir : ce qui m’anime, c’est de partager avec le public, d’entendre ses réactions, ses rires…


« Mon secret, c’est le beurre, auquel j’ajoute trois types de fleurs »


C’est donc le Covid qui t’a amené à t’orienter vers le secteur du CBD ?

Disons que je m’intéresse aux cannabinoïdes depuis des années. Pendant les confinements, des amis m’en parlaient, ils savaient que j’avais des connaissances techniques dans le domaine et me conseillaient de m’y lancer. Mais comment ? Pour répondre à cette question, je suis parti à la rencontre de professionnels du secteur, notamment de Guillaume et Guillaume, propriétaires des boutiques Great and Green. J’y ai travaillé quelque temps, afin de me former et de mieux appréhender ce marché émergent.

Et puis, un beau jour, mon patron me confie qu’il souhaite proposer des produits alimentaires à base de CBD, sans pouvoir en trouver le temps. Avec ma formation de pâtissier, j’ai le droit d’exercer cette profession protégée ; je lui ai donc proposé d’élaborer les recettes. Un travail de longue haleine ! Au prix d’innombrables essais, je suis parvenu à un résultat satisfaisant : de mes premières fournées de biscuits, bons mais pas très jolis, en passant par celles trop chargées en cannabinoïdes, trop amères, trop grasses, pour en arriver, aujourd’hui, à mon catalogue composé de six références.

Qu’est-ce qui fait la différence dans tes produits ?

Mon vrai secret, c’est le beurre. Je suis toujours en phase de développement sur ce point, mais je suis fier d’avoir un produit de très haute qualité, que je pense commercialiser prochainement. Pour le concevoir, j’utilise un beurre AOP fourni par un pâtissier, Benoît Castel. J’y ajoute trois types de fleurs… Et le reste, c’est « top secret » ! Mais, j’ai beau avoir des produits très travaillés, avec des ingrédients de qualité premium, pour pouvoir les vendre, il me faut des packaging attirants.

Pour cela, j’ai reçu l’aide d’une amie, responsable chez Lafayette Gourmet, qui m’a mis à disposition des moyens techniques, une graphiste, et m’a aidé à faire le benchmark. Cela m’a pris des mois, ne serait-ce que pour trouver le bon sachet, écologique, biodégradable, qui ne fasse pas transpirer le beurre et qui soit assez joli pour flatter l’œil.

Où en es-tu du développement de ton activité ?


Ma société, Colette & Martial – en hommage à mes parents, qui m’ont toujours soutenu dans mes projets – est encore assez jeune. Dans ce secteur où il est particulièrement compliqué de trouver le moindre financement, cela prend du temps, mais je commence à me faire connaître. J’ai participé à quelques événements en tant qu’exposant, comme la garden-party du Medef 93/94 et les Salons du CBD à Marseille, Lyon et Paris. Cela m’a permis de confirmer ma légitimité, mon envie de travailler dans ce secteur, et de rencontrer de nombreuses personnes avec qui collaborer.

Je suis aussi co-auteur d’un livre de recettes Et ajoutez un soupçon de CBD, qui m’apporte autant de plaisir que de visibilité. En parallèle, je suis en train de structurer l’entreprise, de recruter des commerciaux, et je compte prochainement ouvrir mon propre laboratoire de pâtisserie et mes boutiques à Paris, Lyon, Marseille et, chez moi, au Pays basque.

SIX BISCUITS, SIX UNIVERS !
• Biscuit n° 1 – Cookies Chocolat – 13,26 mg de CBD / biscuit
• Biscuit n° 2 – Diamant Vert – 17,24 mg de CBD / biscuit
• Biscuit n° 3 – 4 Graines (sésame, pavot, chia, chanvre) –
9,15 mg de CBD / biscuit
• Biscuit n° 4 – Noisette – 19 mg de CBD / biscuit
• Biscuit n° 5 – Agrumes (orange, citron) – 8,25 mg de CBD / biscuit
• Biscuit n° 6 – Diamant Cacao – 17,24 mg de CBD / biscuit
Tous les biscuits sont à la fleur de CBD.


CONTACTS

jems@epicerielibre.fr
06 35 17 02 14

Ces articles pourraient vous intéresser


Warning: Undefined variable $current_cat in /home/clients/309f80dd1cb011d22f1c5462d34d54cf/sites/cbdmag.fr/wp-content/themes/ecigmag/single.php on line 138