HHC : cette nouvelle molécule qui fait débat

Une nouvelle molécule fait parler d’elle sur le marché des cannabinoïdes. À son sujet, on entend tout et son contraire. Origine, procédés de fabrication, effets supposés, légalité... les questionnements sont nombreux.

HHC : cette nouvelle molécule qui fait débat

L’hexahydrocannabinol, plus connu sous le sigle « HHC », est un cannabinoïde très singulier. S’il existe à l’état naturel dans le chanvre, il est impossible de l’exploiter directement pour des questions de rendement. En effet, cette molécule, que l’on trouve uniquement dans les graines et le pollen (plants mâles), et non dans les trichomes, est produite en infime quantité par la nature. Trop peu pour que
sa version naturelle puisse être rentable…

Semi-synthétique

Ce problème n’en est plus un depuis les années 1940 : Roger Adams, chimiste américain, est parvenu à synthétiser le HHC, permettant ainsi la production de cette molécule en masse. Pour ce faire, il a utilisé une méthode chimique appelée « hydrogénation ». Il s’agit de sélectionner un extrait de cannabis concentré en THC, d’ajouter de l’hydrogène et d’utiliser un catalyseur métallique comme le palladium, l’iridium, le platine… La présence de ces matériaux dans le processus de fabrication est l’un des arguments avancés par les détracteurs du HHC car le produit fini risquerait de comporter des traces de métaux lourds.

Proche du THC

Puisque le HHC est synthétisé à partir du ∆-9-THC, leurs structures chimiques sont très proches. On pourrait donc supposer que leurs effets sont les mêmes. Mais, à ce sujet, on entend tout et son contraire. Une étude menée en 1977 le considère comme équivalent à la morphine et 1 000 % plus puissant que le THC. Au contraire, aujourd’hui, il est parfois présenté comme 20 % moins puissant que ce dernier… Il y a de quoi s’y perdre !

Bientôt interdite ?

Pour le moment, en France, le ∆-9- THC est le seul cannabinoïde interdit, même s’il n’est pas exclu que d’autres subissent le même sort. Mais, entre l’opacité qui entoure sa fabrication, l’absence de normes et les effets supposés similaires à ceux du THC, il y a fort à parier que le législateur se saisira rapidement de la question du HHC pour l’interdire, comme c’est déjà le cas en Oregon (États-Unis).

Cependant, quand bien même cette molécule est aujourd’hui autorisée, il s’agit d’être particulièrement vigilant. Nombreux sont ceux qui recherchent la « défonce », sans la trouver dans les autres cannabinoïdes légaux. Nous nous abstiendrons évidemment de porter un jugement, mais nous ne pouvons que recommander la plus grande prudence aux consommateurs de HHC. Mieux vaut privilégier des produits comme la vape ou les bonbons puisqu’ils sont composés d’isolat. En revanche, les fleurs et résines peuvent, elles, susciter plus de doutes quant aux techniques d’ad- jonction de ce cannabinoïde.

Gamme White Rabbit de Tengrams

Composée, entre autres, d’un vape pen aux terpènes, saveur Gelato et distillat de HHC 99 %, et de gummies gélifiées infusées au HHC (25 mg / bonbon).

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