Cédric Baudouin, CBDVap

On ne triche pas avec le chanvre bien-être. C’est la philosophie qui prévaut chez CBDVap, où l’on met tout en œuvre pour proposer aux clients des produits de qualité, élaborés avec soin et passion. Explications avec Cédric Baudouin, directeur commercial de la marque.

Cédric Baudouin, CBDVap

Que les choses soient claires, le CBD n’est pas un médicament. Pourtant, certains malades atteints de pathologies handicapantes et douloureuses ont trouvé dans cette molécule la solution ultime pour soulager leurs maux et vivre décemment sans passer par des traitements médicamenteux aux effets « très » indésirables. C’est le cas de Cédric Baudouin, directeur commercial chez CBDVap. Devenu expert en matière de cannabidiol, il ne mâche pas ses mots et milite avec passion pour que les consommateurs puissent avoir accès à des produits de qualité.

Ton activité actuelle au sein de CBDVap est intimement liée à ton parcours personnel. Est-ce que tu peux nous en dire plus ?

Cédric Baudouin : C’est exactement ça, une maladie me tombe dessus, une maladie génétique : la spondylarthrite. Pour faire court, j’ai suivi différents traitements, j’ai passé deux et demi à être malade avant de savoir ce que j’avais réellement. Je suis devenu un vrai rat de laboratoire, on m’a fait tester plein de médicaments. Ensuite, j’ai eu droit à l’opium, à la morphine, mon corps était en train de se détruire. Et puis il y a eu le ras-le-bol. J’ai pris ma canne et mon passeport, et je suis allé en Asie pour trouver d’autres solutions. Ce n’était pas spécialement pour partir à la découverte du CBD, mais pour avoir la possibilité de me traiter différemment. J’ai essayé plein de choses… jusqu’à la découverte du cannabidiol, dans le nord de la Thaïlande. À partir de là, j’ai passé une année sabbatique complète sans aucune douleur grâce à cette huile. À mon retour, j’ai ressenti le besoin de raconter ce parcours, de le partager avec mes « spondypotes », tous ceux qui ont la même maladie que moi.

C’est donc comme ça que tu as commencé à tester des produits au CBD…

Tout est venu de là. Il y avait un boom du cannabidiol à l’étranger. Après avoir découvert mon récit, des marques m’ont envoyé leurs produits. J’ai testé plus de 52 marques de CBD sur ma pathologie. Et ainsi, j’ai pu distinguer ce qui fonctionnait de ce qui ne marchait pas. Petit à petit, j’ai fait mes armes comme ça. Ce qui m’importait, c’était de rester indépendant, de faire ces tests par moi-même, sans le soutien de sponsors… Bref, l’impartialité. Si c’était de la merde, je voulais avoir la liberté de pouvoir le dire. Quand il y a eu le boom du CBD en France, j’avais déjà testé tellement de marques que je savais lesquelles étaient efficaces. Lorsque les boutiques spécialisées ont commencé à apparaître sur le marché, je me suis dit qu’il était important que les gens dans ma situation, s’ils entrent dans un shop, n’en ressortent pas en se disant « ben, ça ne marche pas sur moi, je vais retourner dans la médicamentation ». Mon but, c’était qu’il y ait de la qualité partout.

Et donc, c’est à ce moment-là qu’intervient CBDVap…

Oui, parmi tous les produits que j’avais testés, que ce soit en termes de qualité, d’éthique, de façon de faire, ils étaient au top. J’ai contacté moi-même Nicolas (Viterbe, NDLR), le dirigeant, pour le convaincre que ses produits pouvaient être vendus dans les magasins ; il m’a fait confiance et, à partir de là, je ne me suis plus jamais arrêté. On est allés en Pologne, en Italie, en Espagne… Nicolas, c’est un précurseur, animé par l’éthique. C’est un cuisinier avant tout, il va au bout de ses recettes, il sait de quoi il parle. Il a commencé en 2018 avec la vape au CBD. Dans la foulée, il a intégré les huiles, et c’est là que nos chemins se sont croisés.

Comment tu définirais un produit au CBD de qualité ?

C’est avant tout une question de matière première utilisée. Il faut distinguer « isolate » et « sans isolate »… Par exemple, chez nous, on a du CBD large spectre alors que beaucoup de produits disponibles sur le marché sont faits avec de l’isolate, c’est-à-dire de la poudre de CBD, ce qu’on appelle des cristaux. Sur le salon, on avait également mis en bas dans notre vitrine un bloc de « distillate », ça ressemblait à une espèce de rocher. Si tu compares ça avec de la poudre de CBD, ça n’a rien à voir, on ne parle pas de la même matière première… C’est comme si tu comparais un vin où tu as toute la chair du raisin et un autre qui ne serait fait qu’avec la peau du fruit.

D’un point de vue technique, comment est-ce que vous procédez ? Qu’est-ce qui fait que votre huile est unique ? Et d’où vient le CBD que vous utilisez ?

Ce qui rend nos huiles et, plus largement, nos produits uniques est directement lié à nos méthodes d’extraction. Nous marions deux extractions mécaniques et une autre au CO2 supercritique pour obtenir nos bases. Cela permet de conserver l’ensemble du spectre de la plante, c’est-à-dire l’ensemble des composants de notre biomasse de chanvre (terpènes, cannabinoïdes, flavonoïdes, etc.), hormis le tissu végétal ; c’est pour cela que notre huile spectre complet est sombre et goûteuse, c’est un pur concentré de chanvre. Grâce à ce procédé, nos produits bénéficient de ce que l’on appelle couramment « l’effet entourage », c’est-à-dire un effet amélioré, lié à la symbiose des différentes molécules présentes dans la plante de chanvre. Sans entrer dans un niveau de détail très tech nique, ce process de fabrication, en jouant sur la taille des molécules, nous permet également d’obtenir des produits avec une qualité d’assimilation supérieure à celle des huiles proposées sur le marché. Ce sont ces différentes étapes complexes qui rendent nos huiles uniques sur le marché, notamment nos produits à spectre complet. D’ailleurs, l’appellation « Full Spectrum » est malheureusement très souvent détournée par du marketing trompeur, une huile spectre complet ne pouvant pas être transparente comme on le voit trop fréquemment sur le marché. En termes d’approvisionnement en biomasse de chanvre, nous nous fournissons en Europe et nous espérons (avec les réglementations à venir) pouvoir travailler majoritairement avec du chanvre français dans les prochains mois.

Pour en venir à CBDVap, est-ce que tu pourrais présenter l’entreprise ?

En ce qui me concerne, j’ai été le premier embauché, en tant que directeur commercial. Ensuite, depuis le procès Kanavape, on a explosé en termes d’effectifs : on est passé de trois employés à une dizaine en à peine six mois. Mais ça, c’est le fruit d’un long travail, il a fallu rencontrer chaque interlocuteur pour le convaincre de la qualité de nos produits. Ce qui est marquant, c’est que nos clients restent fidèles à la marque CBDVap. Il faut savoir qu’on fabrique également en marque blanche ; à l’heure actuelle, il y a 32 franchises qui travaillent avec nous et qui savent qu’on bosse avec l’envie, la passion.

La qualité étant le critère numéro un, comment le consommateur peut-il faire la différence ? De quels outils dispose-t-il pour savoir s’il a affaire à un bon produit ?

C’est compliqué… Il faut qu’il fouine, qu’il se renseigne, qu’il demande des analyses faites en France et issues d’un vrai laboratoire. Il y a trop de méconnaissance, trop de désinformation sur les réseaux, sur internet. D’où l’importance de former les vendeurs. En ce qui me concerne, j’essaie d’accompagner mes clients au mieux, ce qui leur permet de pérenniser leur activité sur le long terme.

Qu’est-ce que tu penses de l’évolution de la législation par rapport à la fleur et du retour de la commission européenne sur le sujet ?

Il n’est pas évident de se prononcer sur ce sujet car, pour différentes raisons, nous avons fait le choix de ne pas proposer de fleurs à la vente. Dans la mesure où cela peut impacter nos partenaires, nous préférons bien entendu que ce produit puisse rester légalement disponible à la vente, même si nous nous interrogeons sur la qualité de certaines fleurs vendues en France. Actuellement, on voit de tout sur le marché du cannabidiol, ça va des cosmétiques aux bonbons… Est-ce que tu crois à une régulation plus stricte du CBD dans les années à venir ? Il le faut parce que sinon, c’est l’industrie pharmaceutique qui va s’emparer du marché et fournir du CBD synthétique. Le combat est loin d’être terminé. En ce qui nous concerne, chez CBDVap, on est déjà protégés. En gros, si la Mildeca dit que le CBD ne peut être distribué que par ceux qui ont l’agrément « novel food », on sera en mesure de poursuivre notre activité en toute légalité. Tout ça, Nicolas l’a anticipé. On est également membres EIHA (European Industrial Hemp Association, NDLR), il s’agit du plus gros consortium «novel food » sur le CBD. En fait, tous ceux qui auront fait les choses bien pourront pérenniser leur entreprise.

Quel est ton sentiment sur la première édition du CBD Expo ?

J’ai fini complètement vidé. J’ai été débordé du début jusqu’à la fin, tout au long des trois jours. J’ai rencontré beaucoup de mes clients avec qui j’échange le plus souvent par téléphone. J’ai eu droit à des remerciements. D’autres marques, que je ne citerai pas, sont venues me féliciter pour mon travail et mon parcours. J’ai apprécié, même si je ne cherchais pas de médaille. Et puis, j’ai également été très touché par votre venue sur le stand. Au niveau des ventes, comment ça se répartit chez CBDVap ? Depuis le début, ce sont les huiles qui marchent le mieux. On s’en est fait une spécialité, avec des recettes uniques sur le marché européen, notamment l’huile CBG « Full Spectrum » et l’huile CBN « Full Spectrum ». Il y a aussi les gélules ; tout ce qui se rapporte au bien-être en fait. Ce qui est important chez nous également, c’est que, si on reçoit un avis négatif via Shopping Satisfaction, il reste, il est non modifiable. Nicolas a pris ce risque et ça paye aujourd’hui : on a plus de 900 avis positifs, qu’il s’agisse de professionnels ou de particuliers. On est reconnu parce qu’on fait les choses différemment. Moi, je ne suis pas un commercial, je suis un combattant. Souffrir, je sais ce que c’est, et il y a encore beaucoup de gens à aider.

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