Brice Masseix : la fleur ne fait pas tout

Son réseau de 30 boutiques en France vend majoritairement des fleurs. Lors de la publication de l’arrêté du 31 décembre qui maintenait l’interdiction, Brice Masseix a pris le parti de lancer un nouveau produit en guise d’alternative.

Brice Masseix : la fleur ne fait pas tout

Résines, fleurs, cosmétiques, huiles, e-liquides, sodas, chocolats : quand il s’agit de cannabinoïdes (légaux, bien sûr), Brice Masseix vend de tout, et partout ! Purple Store, l’entreprise qu’il a créée en août 2020 avec des associés luxembourgeois, compte déjà trente boutiques en France, et pourrait passer le cap des soixante cette année ! Une croissance d’autant plus rapide que ce réseau distribue principalement ses propres produits et marques, sauf en ce qui concerne l’alimentaire et les e-liquides (que son unité de transformation luxembourgeoise ne prend pas encore en charge). À noter aussi qu’il s’agit exclusivement de succursales.

« Nous ne souhaitions pas faire de franchise car nous voulons garder la main sur notre communication, puisque le secteur est très réglementé et, surtout, contrôlé ; le moindre faux pas peut nous coûter cher », explique l’entrepreneur.

Il faut dire que ce domaine, Brice Masseix le connaît bien, lui qui s’est dabord orienté vers la communication digitale. Il avait même fondé sa propre agence, « mais j’avais le sentiment d’avoir fait le tour, je voulais changer de domaine, raconte-t-il. À ce moment-là, la législation sur le CBD commençait à prendre forme, je me suis donc engouffré dans la brèche ! » Dans un premier temps, il mise uniquement sur l’e-commerce, avant d’ouvrir ses magasins. « La crise sanitaire a certes freiné largement nos ventes, mais j’ai également su en tirer parti. Les prix de l’immobilier se sont effondrés, alors j’en ai profité pour décupler le nombre de mes boutiques ! » explique-t-il.

 

Comme des petits pains

Trouver des opportunités en dépit d’un contexte difficile, c’est un peu la marque de fabrique de Brice Masseix. L’arrêté du 30 décembre 2021 interdisant la vente de fleurs de CBD aurait ainsi pu le mettre sur la paille, sachant que 50 à 70 % du chiffre d’affaires de ses shops reposent sur les sommités florales.

Il a finalement saisi cette opportunité pour lancer un nouveau produit ! Ses pastilles sans sucre, à 99 % composées de CBD, sont présentées comme une alternative à la fleur fumée. Autre avantage : elles auraient un effet plus prononcé que les huiles et e-liquides. « On se concentre trop sur la fleur, qui est certes l’essentiel du marché actuel, mais si elle finit par être définitivement interdite, il faudra trouver d’autres solutions pour les consommateurs ; le marché ne s’arrêtera pas pour autant », prévoit-il. Preuve, selon lui, que ce type de produits pourrait remplacer la fleur : ses pastilles sont vendues sans qu’une campagne marketing ait été nécessaire, dans la panique de la publication de l’arrêté. Le fondateur de Purple Store avait même prévu de lancer un autre produit, avant que l’arrêté en question ne soit suspendu : des cartouches de vapotage au contenu solide, qui donnerait une sensation plus proche de la consommation de fleur que les e-liquides traditionnels. En fin de compte, il a préféré prendre le temps de finaliser les détails de ces « e-solides », avant de les commercialiser.


purple-store.com


 

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